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Cet article va tenter d’expliquer l’enjeu aujourd’hui de conjuguer compétitivité et santé au travail.

 

Le rapport au travail des français est paradoxal. Le travail est pour les français plébiscité et occupe une place importante dans leur vie. Parmi les européens, ils sont également ceux qui se désengagent le plus de leur travail. La prévention des risques psychosociaux et plus globalement la valorisation du capital humain peut venir apporter un éclairage face à ce constat et des solutions de développement durable en terme de santé au travail et de compétitivité.


Pour tenter de comprendre ce paradoxe, il est important d’expliquer le rapport des français au travail et comment est organisé ce dernier, dans un contexte où la prévention des risques psychosociaux devient incontournable, légalement et socialement.

Le travail est pour les français une dimension importante de leur identité. Le travail n’est pas pour les français qu’alimentaire, il est aussi un terrain et une source d’accomplissement personnel. Le travail est également lieu de réalisation et d’expression. Les salariés ont besoin de pouvoir exprimer leurs visions du travail, du travail « bien fait » et de le traduire dans la réalité.

 

Ce constat est un avantage pour l’entreprise, si cette dernière permet cette expression du salarié sur les performances et les missions de l’entreprise. Les salariés s’engageront d’autant plus au sein de l’entreprise s’ils peuvent apporter leur contribution active à cette dernière.

Les clefs de cette expression et adhésion à l’entreprise passent par l’intelligence collective et le dialogue social. Ces deux leviers permettant de fait une prévention des risques psychosociaux et une amélioration de la santé au travail. Plus le salarié sera entravé dans cette expression et cette participation active, plus il se trouvera dans une situation créatrice de désengagement et de risques de souffrances au travail.

 

L’émergence de l’intelligence collective provient de l’accès facilité des salariés aux ressources collectives propices à leur accomplissements et évitant tout isolement. Il s’agit également d’instaurer une base de confiance entre les acteurs de l’entreprise et que les décisions et les visions soient en appuies sur chacun de ses acteurs. Cela est facilité par le dialogue social qui permet de tisser du lien et des espaces d’échanges entre les acteurs de l’entreprise (dirigeant, management, salariés, leurs représentants). La direction étant appelé à exprimer clairement sa vision, ses choix stratégiques et organisationnelles, en appuie sur les capacités et potentiels de ses salariés.

 

La valorisation de l’homme au niveau individuel est ainsi dépendante de la valorisation de l’homme au niveau collectif. Cette politique de valorisation est instaurée par le dialogue, la promotion d’un champ de manœuvre et d’expression suffisant pour le salarié et la sollicitation de l’intelligence collective.

 

Ces conditions organisationnelles et managériales permettent un cadre et un espace de travail propice à la préservation de la santé au travail ainsi qu’un gain de productivité. En effet, ces conditions permettront la rencontre et l’émergence de toutes les intelligences de l’entreprise. Cette approche permet de changer de regard sur l’obligation légale, en concevant cette dernière comme une opportunité et une nouvelle dynamique afin d’innover, d’améliorer la compétitivité de l’entreprise par l’appuie et l’engagement de toutes ses forces et énergies, dont celles de tous ses salariés.

 

Piet Bordier Olivier

 

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